Anthropic, la société d’intelligence artificielle basée à San Francisco, a publié jeudi un nouvel outil Interviewer conçu pour collecter des données des utilisateurs sur les sentiments et les préférences concernant sa technologie. La société a structuré Interviewer comme un chatbot qui engage les utilisateurs dans des conversations sur leur utilisation et leurs perspectives sur l’IA, et Anthropic prévoit de partager publiquement les résultats de ces interactions. https://twitter.com/AnthropicAI/status/1996627123021426919 Interviewer est disponible pour un projet pilote d’une semaine au sein du chatbot Claude d’Anthropic. Les utilisateurs peuvent rencontrer Interviewer sous la forme d’une fenêtre contextuelle invitant à la participation. Avant ce projet pilote, Anthropic avait utilisé l’outil pour interroger 1 250 professionnels sur leurs points de vue sur le travail et l’intelligence artificielle, dont l’entreprise a publié les résultats dans un article de blog séparé. Anthropic a développé Interviewer en utilisant son propre modèle de langage, Claude. L’outil automatise la rédaction des questions, la conduite des entretiens et la synthèse des réponses. L’intervieweur fonctionne en trois phases principales :
- Planification: L’IA génère des questions basées sur des objectifs de recherche, que des chercheurs humains examinent et affinent.
- Entretien : Claude interagit conversationnellement avec les participants, adaptant le flux en fonction des réponses.
- Analyse: Une équipe humaine-IA analyse les transcriptions des entretiens. Claude aide à regrouper les réponses et à identifier les thèmes récurrents, tandis que les chercheurs fournissent le contexte et le jugement.
Le récent test de l’outil d’IA a impliqué un groupe de participants diversifié, dont 1 000 personnes issues de professions générales, 125 personnes issues de domaines scientifiques tels que la chimie, la physique, l’ingénierie et la science des données, et 125 personnes issues de professions créatives telles que l’écriture, l’art, le design et la musique. Les résultats partagés par Anthropic indiquent qu’une majorité de professionnels participants ont exprimé des opinions positives concernant le rôle de l’IA dans leur travail. Par exemple, 86 % des salariés interrogés ont déclaré que l’IA leur faisait gagner du temps, et 65 % se sont déclarés satisfaits de l’implication de l’IA dans leurs tâches. De nombreux répondants ont qualifié l’IA d’outil bénéfique pour les travaux de routine ou chronophages, permettant aux humains de se concentrer sur des responsabilités de création ou de supervision de niveau supérieur. Toutefois, certaines préoccupations ont émergé. Les professionnels de la création et ceux des domaines scientifiques ont exprimé leurs appréhensions concernant l’identité professionnelle, la sécurité des données et la perte potentielle de contrôle si l’IA était trop intégrée aux flux de travail. D’autres participants ont exprimé leur hésitation à s’appuyer sur l’IA pour des tâches critiques, telles que la conception de recherches scientifiques, invoquant des problèmes de confiance et d’exactitude. Les données étudiées ont également révélé deux modèles distincts d’utilisation de l’IA : « l’augmentation », où les humains et l’IA collaborent, et « l’automatisation », où l’IA gère les tâches de manière plus indépendante. Environ 65 % des personnes interrogées ont décrit leur utilisation de l’IA comme augmentative, tandis que 35 % l’ont qualifiée d’automatisation. Cela suggère une préférence des utilisateurs pour l’IA comme outil collaboratif plutôt que comme outil de remplacement.





