La Chine est en train d'élaborer des règles pour réglementer les achats de puces Nvidia H200 AI par des entreprises locales, autorisant des ventes limitées de fabricants étrangers comme Nvidia plutôt qu'une interdiction pure et simple, Nikkei Asie a rapporté le 15 janvier citant deux sources proches du dossier. Le gouvernement central chinois vise à contrôler le volume total de puces d’IA de pointe que les entreprises nationales peuvent acquérir. Cette approche permet certaines transactions avec Nvidia tout en imposant des restrictions sur les quantités. Reuters n'a pas pu vérifier de manière indépendante le rapport de Nikkei Asia et Nvidia a refusé de commenter cette évolution. Les mesures chinoises annoncées font suite à la décision prise mardi par l'administration Trump d'approuver officiellement les ventes de puces Nvidia H200 basées aux États-Unis à la Chine. Ces puces d'IA hautes performances avaient reçu l'autorisation d'exportation des autorités américaines. Mercredi, des législateurs américains et d'anciens responsables ont critiqué cette approbation. Ils ont fait valoir qu'autoriser les ventes sape l'avantage américain en matière de technologie d'intelligence artificielle et risque de renforcer les capacités militaires de Pékin grâce à l'accès à une puissance de calcul avancée. Reuters a rapporté mercredi en exclusivité que les autorités douanières chinoises avaient demandé cette semaine à leurs agents de bloquer l'entrée des puces Nvidia H200 AI dans le pays. Cette directive empêche effectivement les puces d’atteindre les acheteurs chinois malgré l’autorisation d’exportation des États-Unis. Par ailleurs, le gouvernement chinois a convoqué une réunion avec des entreprises technologiques nationales. Les responsables ont explicitement ordonné à ces entreprises de ne pas acheter les puces H200 à moins que cela ne soit absolument nécessaire à leurs opérations.





