La députée travailliste britannique Jess Asato poursuit xAI pour des images sexuellement explicites générées par l’IA et créées par son générateur d’images, Grok. Ce procès constitue un test important pour déterminer si les entreprises d’IA peuvent être légalement responsables du contenu généré par les utilisateurs de leur technologie au Royaume-Uni.
Selon le Financière Times, les utilisateurs de Grok ont commencé à partager des images d’Asato en janvier, coïncidant avec des informations selon lesquelles l’assistant IA avait été utilisé pour créer du matériel d’abus sexuel sur des enfants (CSAM). Asato affirme que les utilisateurs ont incité Grok à générer des images la représentant en bikini, ainsi qu’une vidéo explicite la montrant en train d’être chloroformée et préparée à une agression sexuelle. Les utilisateurs ont ensuite repartagé et discuté de ces images générées par l’IA sur X, la plateforme sociale appartenant à xAI.
Asato a annoncé sa plainte devant la Haute Cour contre xAI le 3 juin 2026, déclarant qu’elle représente des milliers de victimes de deepfakes abusifs et sexualisés d’IA. Elle fait valoir que xAI doit être tenu responsable des violations des lois concernant l’utilisation abusive d’informations privées et la protection des données. Asato demande des dommages-intérêts financiers ainsi qu’une ordonnance pour que xAI se conforme à la loi britannique afin de mieux protéger les droits individuels.
Today, I’m launching a High Court claim against xAI, the company behind Grok.
I am just one of thousands of women and even children who have been the victim of abusive and sexualised AI deepfakes.
This should never have happened – and xAI must be held accountable. https://t.co/Oc9XlxHQO6
— Jess Asato MP (@Jess4Lowestoft) June 3, 2026
xAI a affirmé avoir imposé des limites à la capacité de Grok à produire des images sexuellement explicites en janvier, mais les utilisateurs ont trouvé ces limites relativement faciles à contourner. L’utilisation inappropriée de Grok a suscité de nombreuses critiques et suscité des inquiétudes concernant les deepfakes non consensuels.
Actuellement, xAI et X font l’objet d’une enquête de la part des régulateurs de l’UE, du Royaume-Uni et de Californie. En plus du procès d’Asato, xAI fait face à des contestations judiciaires de la part de la ville de Baltimore, d’un groupe d’adolescents et d’Ashley St. Clair, la mère de l’un des enfants d’Elon Musk. Bien que SpaceX, propriétaire de xAI et de X, tente d’entrer en bourse, il reste incertain si les controverses en cours auront un impact sur l’introduction en bourse de Musk.




